|
|
|
Le détour des formes
Pense à…
n’importe quoi
car tout acquiert une importance
par le biais de quelque chose qui n’existe pas encore
c’est ainsi que je vois un paysage
avec de longues ombres
qui le remplissent de distances
et des dénivellations disparaissent
pour réapparaître sous forme de
collines |
|
|
|
Mais il n’y a pas de spectateurs
Qu’une maison qui fixe le néant
du regard éteint
de ses fenêtres noires
où se reflétent des objets sans
façades
mais j’entends quelque chose
que je ne comprends pas
un vieil homme il est aveugle
crie :
je l’ai vu
car tout près rien ne se déchiffre
l’impatience fleurit |
|
|
Tout va de l’avant
vers le large
et je vois des bribes de routes
qui se sont arrachées pour
entamer leur marche à travers
leurs propres serpentements
énigmatiques |
|
|
|
|
|
|
|